Pas Pied

Spectacle tout public à partir de 10 ans

Je dédie Pas Pied à tous les migrants qui se sont sur les routes dans l’espoir d’une vie meilleure ailleurs…  (isabelle seront)

« Certains en ont trop et d’autres aimeraient en avoir des…papiers. Avec ou sans papier, sommes-nous libres pour autant ? ».

Propos artistique :

Quelle est l’idée première qui vient à l’esprit lorsque le mot « papier » est évoqué : un
journal, un tract, une facture, un passeport, un extrait de naissance ou de décès, un billet
de banque ou encore une page blanche ?
Le papier a eu une implication déterminante dans le cours de l’histoire.
De la transmission orale, nous sommes passés à l’écriture.
A l’heure du virtuel, le papier tente de disparaître.
Avec ou sans papier, sommes-nous libre pour autant ?
Un temps kafkaïen pour ceux qui n’en n’ont pas, un temps considérable pour ceux qui
en ont trop. Certains parlent même de phobies administratives.
Alors, comment ne pas perdre pied, face à cette multitude de questions qui nous poussent
aussi à comprendre qui nous sommes.
Alors papier ou pas pied ?

L’origine du projet :

C’est en partant de son histoire personnelle qu’Isabelle Seront décide de parler des papiers.
Il y a plus de 15 ans, Isabelle Seront, belge, fait le choix de vivre en France. Dès son arrivée,
elle entame les procédures administratives afin d’être en ordre avec la législation française.
Elle est confrontée à toutes les lenteurs administratives pour de telles démarches, à
l’énergie absurde et au temps considérable passé pour avoir ses papiers.
Ce n’est qu’au bout de 5 années, qu’elle obtiendra enfin son titre de séjour.
Synopsis
Comme unique décor; un plateau (4 m2) et un panneau (2 m/ 2 m) sur roulettes,
qui délimite les frontières. L’enfant soldat, protagoniste de l’histoire, nous parle
avec sensibilité et naïveté de l’absurdité du monde. Des thèmes récurrents comme
la liberté de circulation, la limite des frontières, les sans papiers sont abordés tour
à tour.
Simultanément, le clown passe de l’enfant soldat au douanier, à la « trader », ou
encore à la fonctionnaire de la préfecture,…
C’est avec une empathie contagieuse que le spectateur est pris à témoin. Le public
voyeur, assiste à cette tragédie comique.
Le choix des mots, leurs résonances sont des détonateurs qui emmènent le public
au-delà de ses propres frontières intérieures.
Avec comme accessoire son chapeau fait de papier, ce clown naïf évolue dans un
décor minimaliste.

L’histoire :

C’est une tragédie comique qui nous relate l’histoire émouvante d’un jeune soldat dont la seule
fonction est de surveiller la frontière. Ici, ce sont les bombes et de l’autre côté, le
chant des oiseaux. Attiré par la beauté de l’ailleurs, avec ténacité, notre protagoniste
va tenter de franchir à plusieurs reprises la frontière. Dans l’espoir d’un avenir
meilleur, sans le savoir et sans le moindre papier, le voilà de l’autre côté. Par des
tours astucieux de passepasses il obtient enfin ses papiers. Une toute autre réalité
s’offre à lui, maintenant ce sont les papiers qui le submergent.
Avec ou sans papier, sommes-nous libre pour autant ?

Un extrait :

« Elle est où la frontière ? Je suis perdu. Je ne la vois pas. Je la cherche partout mais je ne la trouve pas. Pas plus tard qu’hier,  j’ai traversé la frontière sans le savoir et quand j’ai voulu rester là-bas on m’a renvoyé ici. C’est une fois ici que je me suis rendu compte que je n’étais plus là-bas.  Je m’en suis rendu compte parce qu’il y avait un grand panneau où il était écrit : « Bienvenue en France ». C’est gentil de me souhaiter à moi la bienvenue, ça c’est une terre…»

Distribution :

Auteur et jeu : Isabelle Seront
Metteur en scène : Martine Dupé
Œil extérieur : Yvan Duruz
Création lumière : Christophe Baudin
Régie son : Yvan Duruz ou Nathalie Le Guillanton
Visuels et communication : Pierre Olingue
Vidéo : Samuel Tiennot

Fiche technique :

En salle
Temps de préparation : 1 h
Montage : 1 h 30
Espace scénique : un plateau de 8 m de profondeur et de 8 m d’ouverture (minimum)
Éclairage : se référer au plan de feu
Son : régie son à prévoir
Durée du spectacle : 50 minutes
Démontage : 1 heure
Pas de droits d’auteur
Tarif : nous consulter

Quelques commentaires du public :

C’est un spectacle plein de gravité. On est face à un personnage qui se heurte à la réalité à la façon des clowns, avec immédiateté et cette poésie particulière qui leur appartient. On ressent alors d’autant plus violemment l’absurdité d’un monde qui s’érige en frontières partout. Au bout du chemin l’espoir persiste. (Odile Mauviard – metteure en scène et comédienne)

Une heure intense en émotion. De toutes les couleurs, Pas Pied m’a tour à tour comme par magie fait sourire, rire et pleurer. Très touchée aussi par la présence scénique d’Isabelle. Plusieurs personnages qu’elle incarne avec une myriade de petits détails qui les rendent bien réels. Des humains justement observés et qui se croisent dans des temps bousculés, où des vies sont menacées. Le sujet en effet de cette création est la migration. J’admire et même je suis reconnaissante envers Isabelle d’avoir mis en mots et en images la tragi-comique errance de son touchant personnage au petit chapeau de papier. Papiers qu’il cherche avec courage au-delà des frontières. Quelques fois, il est agréable de suggérer, mais il est peut-être temps d’énoncer. Pour ma part, cela m’a fait « du bien » d’entendre dire tout simplement et au premier degré, ce que peut être la migration. La poésie, le clown, l’interprétation, les décors, tout est en délicatesse, sans heurter trop la sensibilité qui nous empêcherait de réfléchir…et de décider ! A l’humanité de ne pas perdre… pied. (Aurélie Dujarrier – metteure en scène et comédienne)

Un grand BRAVO à Isabelle Seront, un spectacle qui met les pieds dans le plat !, efficace par son minimalisme, une approche clownesque d’un tabou sociétal qui se prend les pieds dans le tapis !, ça marche drôlement bien !, une mise en scène surréaliste avec les pieds sur terre. (Julien Cousin – circassien)

Pas Pied un spectacle très poétique, avec une belle mise en scène fluide, un décor sobre qui ouvre des espaces et un joli petit chapeau en papier. Isabelle a très bien joué, dans une grande détente, une belle sincérité et une touchante simplicité. C’était très beau  car c’était généreux de « nudité » dans le travail des émotions et de la présence de la comédienne! Bravo (Paule Lainé – metteure en scène et comédienne).

Pas pied, un spectacle où humour et sensibilité se côtoient pour aborder le sujet toujours terriblement actuel des sans papier. La comédienne nous emporte dans son sillage avec rire et pudeur. Les mots, le jeu remettent  au spectateur les pieds sur terre et le cœur dans les étoiles. (Marie-Laure Favry – metteure en scène et comédienne)

Ce spectacle était très bien joué ! Belle performance sur un sujet délicat. Continuez Isabelle. (Yolande Duhamel)

Un spectacle qui a des choses à dire, il fallait oser ce registre….Une remise en question sur nos conditions de vies et surtout sur celle des autres. (Christophe Christy – circassien)

Le spectacle, Pas Pied interprété fabuleusement par Isabelle Seront, artiste seule en scène, aborde avec douceur et poésie la noirceur tragiquement éprouvée par les migrants sans papier. Dans un décor esthétique épuré, Pas Pied est d’une vive actualité. (Agnès Delestre)

Nous remercions chaleureusement Régis Sénécal du Trianon Transatlantique (Sotteville les Rouen) pour l’aide à la création et les résidences, Laurent Motte de l’Espace Culturel Torreton (Saint-Pierre les Elbeuf), Etienne Granger du service culturel de la Mairie de Rouen pour la résidence à l’Aître Saint-Maclou, Maurice Varin de l’Archelle (Hattenville), Bénédicte Lerat de l’Avant-Scène (Grand-Couronne)

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Photos

Crédit photographique : Pierre Olingue

Photos prises le 18 mai 2016 au Trianon Transatlantique (Sotteville-lès-Rouen)