spectacle tout public

ECRAN TOTAL

En attendant l’ouverture des théâtres…
Comédie tragique
Spectacle tout public à partir de 10 ans

Propos artistique

Nous rentrons dans l’ère de l’abrutissement où l’homme aliéné et addict est envahi par ses propres inventions. Il est connecté 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 sur son écran total. Une course effrénée ; la performance, l’immédiateté, la surconsommation d’informations, d’images, de « selfies » et surtout détenir à tout prix la dernière génération iPhone, iPad… multifonctions. Des sommes colossales sont investies dans un téléphone portable haut-de-gamme dont la fonction première était la communication. Cet objet de compagnie connaît dans les moindres détails les désirs, les besoins de tout un chacun mieux que ses proches. Plus de risque de se perdre, il est géolocalisé et à reconnaissance faciale.  L’avoir ne suscite plus d’effort, tout est à portée de main en quelques clics. Quelles sont et seront les conséquences sur les relations humaines, la santé, la communication, l’éducation, les valeurs… Sommes-nous vraiment libres ?

Origine du projet

Depuis plusieurs années, Isabelle Seront s’interroge face à ce nouveau mode de « communication virtuelle » qui s’accélère à grands pas. Créer des besoins par facilité, ne plus avoir d’esprit critique, ne plus penser, ne plus avoir d’empathie face à des images chocs, ne plus écrire sur du papier, ne plus regarder un spectacle vivant en direct, une exposition, un paysage… ne plus développer ses sens… De plus en plus, les enfants, les adolescents se renferment, s’enferment dans ce refuge dématérialisé. Leurs parents, rassurés de savoir que leur progéniture est en « sécurité », n’ont plus de moyens de contrôle face à ce nouveau jouet redoutable du 21ème siècle qui a tout pouvoir et qui offre tous les droits.

Synopsis

Au point de départ, une vidéo sur grand écran, c’est un micro-trottoir réalisé par le clown, une enquête pointue sur l’utilité du téléphone portable. Pour son entrée en scène, le clown désorienté est dirigé par une voix OFF GPS. Perdu, il se retrouve parachuté sur un plateau et découvre avec effroi un public inattendu. Il lui confie sa passion irrésistible et inconditionnelle pour son téléphone portable, son ami de compagnie, son alter ego. Cet être si cher, inespéré qui non seulement le comprend mais en plus anticipe et assouvit tous ses besoins, ses désirs réels ou irréels et en crée à son insu. Besoins ou désirs ? On ne sait plus trop, c’est à s’y méprendre. Sans lui, le clown n’existerait pas ou est-ce le contraire ? Sa perte serait fatale. Comment une passion amoureuse excessive bascule t’elle dans la tyrannie ? Submergé par ses émotions qui le bouleversent, il frise la folie. Simultanément, il passe du clown rouge, l’Auguste, au clown blanc. C’est avec une empathie contagieuse que le spectateur est pris à témoin. Le public voyeur, assiste à une comédie tragique. Le choix des mots, leur résonance sont des détonateurs qui emmènent le public au-delà de sa zone de confort.

L’écriture du spectacle

L’écriture découlera des improvisations du clown, à la suite de rencontres dans le cadre de résidences (établissements scolaires, maisons de quartier et autres lieux…) Des micros trottoirs seront filmés dans des lieux publics. Le matériel ainsi constitué, servira en partie à la réalisation du spectacle et à nourrir les propos du clown.

Scénographie

L’espace scénique sera constitué d’un grand écran de 3m/3m sur lequel sera projeté une vidéo.

L’équipe

Ecriture et interprétation : Isabelle Seront
Mise en scène : Isabelle Lemétais
Teaser, vidéo et régie : Elodie Morel
Conception graphique : Pierre Olingue

Le processus de création

Afin que ce projet se réalise avec les moyens financiers qu’il exige, nous recherchons des coproducteurs, des périodes de résidences, des préachats et des partenaires financiers. Dans le cadre des résidences, en collaboration avec les lieux qui nous accueilleront, nous proposerons des temps de rencontres et d’échanges avec les étudiants (collégiens et lycéens).

Pas Pied

Spectacle tout public à partir de 10 ans

Je dédie Pas Pied à tous les migrants qui se sont sur les routes dans l’espoir d’une vie meilleure ailleurs…  (isabelle seront)

“Certains en ont trop et d’autres aimeraient en avoir des…papiers. Avec ou sans papier, sommes-nous libres pour autant ?”.

Propos artistique :

Quelle est l’idée première qui vient à l’esprit lorsque le mot « papier » est évoqué : un journal, un tract, une facture, un passeport, un extrait de naissance ou de décès, un billet de banque ou encore une page blanche ?
Le papier a eu une implication déterminante dans le cours de l’histoire.
De la transmission orale, nous sommes passés à l’écriture.
A l’heure du virtuel, le papier tente de disparaître.
Avec ou sans papier, sommes-nous libre pour autant ?
Un temps kafkaïen pour ceux qui n’en n’ont pas, un temps considérable pour ceux qui en ont trop. Certains parlent même de phobies administratives. Alors, comment ne pas perdre pied, face à cette multitude de questions qui nous poussent aussi à comprendre qui nous sommes.
Alors papier ou pas pied ?

L’origine du projet :

C’est en partant de son histoire personnelle qu’Isabelle Seront décide de parler des papiers.
Il y a plus de 15 ans, Isabelle Seront, belge, fait le choix de vivre en France. Dès son arrivée, elle entame les procédures administratives afin d’être en ordre avec la législation française.
Elle est confrontée à toutes les lenteurs administratives pour de telles démarches, à l’énergie absurde et au temps considérable passé pour avoir ses papiers. Ce n’est qu’au bout de 5 années, qu’elle obtiendra enfin son titre de séjour.

Synopsis :

Comme unique décor; un plateau (4 m2) et un panneau (2 m/ 2 m) sur roulettes, qui délimite les frontières. L’enfant soldat, protagoniste de l’histoire, nous parle avec sensibilité et naïveté de l’absurdité du monde. Des thèmes récurrents comme la liberté de circulation, la limite des frontières, les sans papiers sont abordés tour à tour.
Simultanément, le clown passe de l’enfant soldat au douanier, à la « trader », ou encore à la fonctionnaire de la préfecture,…
C’est avec une empathie contagieuse que le spectateur est pris à témoin. Le public voyeur, assiste à cette tragédie comique.
Le choix des mots, leurs résonances sont des détonateurs qui emmènent le public au-delà de ses propres frontières intérieures.
Avec comme accessoire son chapeau fait de papier, ce clown naïf évolue dans un décor minimaliste.

L’histoire :

C’est une tragédie comique qui nous relate l’histoire émouvante d’un jeune soldat dont la seule fonction est de surveiller la frontière. Ici, ce sont les bombes et de l’autre côté, le chant des oiseaux. Attiré par la beauté de l’ailleurs, avec ténacité, notre protagoniste va tenter de franchir à plusieurs reprises la frontière. Dans l’espoir d’un avenir meilleur, sans le savoir et sans le moindre papier, le voilà de l’autre côté. Par des tours astucieux de passepasses il obtient enfin ses papiers. Une toute autre réalité s’offre à lui, maintenant ce sont les papiers qui le submergent. Avec ou sans papier, sommes-nous libre pour autant ?

Un extrait :

« Elle est où la frontière ? Je suis perdu. Je ne la vois pas. Je la cherche partout mais je ne la trouve pas. Pas plus tard qu’hier,  j’ai traversé la frontière sans le savoir et quand j’ai voulu rester là-bas on m’a renvoyé ici. C’est une fois ici que je me suis rendu compte que je n’étais plus là-bas.  Je m’en suis rendu compte parce qu’il y avait un grand panneau où il était écrit : « Bienvenue en France ». C’est gentil de me souhaiter à moi la bienvenue, ça c’est une terre…»

Distribution :

Auteur et jeu : Isabelle Seront
Metteur en scène : Martine Dupé
Œil extérieur : Yvan Duruz
Création lumière : Christophe Baudin
Régie son : Yvan Duruz ou Nathalie Le Guillanton
Visuels et communication : Pierre Olingue
Vidéo : Samuel Tiennot

Fiche technique :

En salle
Temps de préparation : 1 h
Montage : 1 h 30
Espace scénique : un plateau de 8 m de profondeur et de 8 m d’ouverture (minimum)
Éclairage : se référer au plan de feu
Son : régie son à prévoir
Durée du spectacle : 50 minutes
Démontage : 1 heure
Pas de droits d’auteur
Tarif : nous consulter

Quelques commentaires du public :

C’est un spectacle plein de gravité. On est face à un personnage qui se heurte à la réalité à la façon des clowns, avec immédiateté et cette poésie particulière qui leur appartient. On ressent alors d’autant plus violemment l’absurdité d’un monde qui s’érige en frontières partout. Au bout du chemin l’espoir persiste. (Odile Mauviard – metteure en scène et comédienne)

Une heure intense en émotion. De toutes les couleurs, Pas Pied m’a tour à tour comme par magie fait sourire, rire et pleurer. Très touchée aussi par la présence scénique d’Isabelle. Plusieurs personnages qu’elle incarne avec une myriade de petits détails qui les rendent bien réels. Des humains justement observés et qui se croisent dans des temps bousculés, où des vies sont menacées. Le sujet en effet de cette création est la migration. J’admire et même je suis reconnaissante envers Isabelle d’avoir mis en mots et en images la tragi-comique errance de son touchant personnage au petit chapeau de papier. Papiers qu’il cherche avec courage au-delà des frontières. Quelques fois, il est agréable de suggérer, mais il est peut-être temps d’énoncer. Pour ma part, cela m’a fait “du bien” d’entendre dire tout simplement et au premier degré, ce que peut être la migration. La poésie, le clown, l’interprétation, les décors, tout est en délicatesse, sans heurter trop la sensibilité qui nous empêcherait de réfléchir…et de décider ! A l’humanité de ne pas perdre… pied. (Aurélie Dujarrier – metteure en scène et comédienne)

Un grand BRAVO à Isabelle Seront, un spectacle qui met les pieds dans le plat !, efficace par son minimalisme, une approche clownesque d’un tabou sociétal qui se prend les pieds dans le tapis !, ça marche drôlement bien !, une mise en scène surréaliste avec les pieds sur terre. (Julien Cousin – circassien)

Pas Pied un spectacle très poétique, avec une belle mise en scène fluide, un décor sobre qui ouvre des espaces et un joli petit chapeau en papier. Isabelle a très bien joué, dans une grande détente, une belle sincérité et une touchante simplicité. C’était très beau  car c’était généreux de “nudité” dans le travail des émotions et de la présence de la comédienne! Bravo (Paule Lainé – metteure en scène et comédienne).

Pas pied, un spectacle où humour et sensibilité se côtoient pour aborder le sujet toujours terriblement actuel des sans papier. La comédienne nous emporte dans son sillage avec rire et pudeur. Les mots, le jeu remettent  au spectateur les pieds sur terre et le cœur dans les étoiles. (Marie-Laure Favry – metteure en scène et comédienne)

Ce spectacle était très bien joué ! Belle performance sur un sujet délicat. Continuez Isabelle. (Yolande Duhamel)

Un spectacle qui a des choses à dire, il fallait oser ce registre….Une remise en question sur nos conditions de vies et surtout sur celle des autres. (Christophe Christy – circassien)

Le spectacle, Pas Pied interprété fabuleusement par Isabelle Seront, artiste seule en scène, aborde avec douceur et poésie la noirceur tragiquement éprouvée par les migrants sans papier. Dans un décor esthétique épuré, Pas Pied est d’une vive actualité. (Agnès Delestre)

Nous remercions chaleureusement Régis Sénécal du Trianon Transatlantique (Sotteville les Rouen) pour l’aide à la création et les résidences, Laurent Motte de l’Espace Culturel Torreton (Saint-Pierre les Elbeuf), Etienne Granger du service culturel de la Mairie de Rouen pour la résidence à l’Aître Saint-Maclou, Maurice Varin de l’Archelle (Hattenville), Bénédicte Lerat de l’Avant-Scène (Grand-Couronne)

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alt:"1 personnage signe main."
Première représentation public du spectacle Pas pied festival Curieux printemps Trianon Transatlantique Sotteville-les-Rouen mai 2016
alt:"1 personnage oreilles bougées."
Première représentation public du spectacle Pas pied festival Curieux printemps Trianon Transatlantique Sotteville-les-Rouen mai 2016
alt:" 1 personnage mouvement."
Première représentation public du spectacle Pas pied festival Curieux printemps Trianon Transatlantique Sotteville-les-Rouen mai 2016
alt:" 1 personnage sac papier."
Première représentation public du spectacle Pas pied festival Curieux printemps Trianon Transatlantique Sotteville-les-Rouen mai 2016
alt:"pieds chaussures valise debout."
Première représentation public du spectacle Pas pied festival Curieux printemps Trianon Transatlantique Sotteville-les-Rouen mai 2016
alt:" 1 personnage valise frontière."
Première représentation public du spectacle Pas pied festival Curieux printemps Trianon Transatlantique Sotteville-les-Rouen mai 2016
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Première représentation public du spectacle Pas pied festival Curieux printemps Trianon Transatlantique Sotteville-les-Rouen mai 2016
alt:"1 personnage carton emballage banane."
Première représentation public du spectacle Pas pied festival Curieux printemps Trianon Transatlantique Sotteville-les-Rouen mai 2016
alt:"1 personnage carton."
Première représentation public du spectacle Pas pied festival Curieux printemps Trianon Transatlantique Sotteville-les-Rouen mai 2016
alt:" 1 personnage téléphone."
Première représentation public du spectacle Pas pied festival Curieux printemps Trianon Transatlantique Sotteville-les-Rouen mai 2016
alt:"1 personnage table noir bateau chapeau papier."
Première représentation public du spectacle Pas pied festival Curieux printemps Trianon Transatlantique Sotteville-les-Rouen mai 2016
alt:"main bateau frontière."
Première représentation public du spectacle Pas pied festival Curieux printemps Trianon Transatlantique Sotteville-les-Rouen mai 2016
alt:" 1 personnage oiseau."
Première représentation public du spectacle Pas pied festival Curieux printemps Trianon Transatlantique Sotteville-les-Rouen mai 2016